Disjoncteurs basse tension et moyenne tension - Fabricants français

Le disjoncteur est l'organe de protection essentiel de toute installation électrique. Schneider Electric (groupe français) reste le leader mondial sur ce marché, avec plusieurs sites de production en France produisant les gammes Compact, Masterpact et SM6.

0,5 à 6 300 ACalibre courant nominal
36 kVTension MT distribution
100 kAPouvoir coupure haut de gamme

Familles principales

Le disjoncteur est un appareil de coupure capable d'interrompre un courant de court-circuit (PdC = pouvoir de coupure) sans destruction. Il combine deux fonctions principales : protection contre les surcharges (déclencheur thermique ou électronique long retard) et protection contre les courts-circuits (déclencheur magnétique ou électronique court retard).

On distingue les disjoncteurs basse tension modulaires (calibres jusqu'à 125 A pour distribution terminale), les disjoncteurs en boîtier moulé (jusqu'à 1 600 A pour distribution principale industrielle), les disjoncteurs débrochables ouverts type Masterpact (jusqu'à 6 300 A pour TGBT), et les disjoncteurs moyenne tension (3,3 à 36 kV pour distribution publique et industrielle).

Catégories disponibles

Le choix dépend du calibre, du pouvoir de coupure requis, et du niveau de tension.

Matériaux principaux

Type / VarianteApplication typiqueCaracteristique cle
Modulaire BT 6 à 125 ADistribution terminale, tableaux divisionnairesPdC 6-25 kA, format DIN rail
Boîtier moulé BT 16 à 1 600 ADistribution industrielle moyennePdC 25-100 kA, déclencheur électronique
Ouvert débrochable Masterpact 800-6 300 ATGBT principal, sortie transformateurPdC jusqu'à 150 kA, intelligence intégrée
Disjoncteur MT vide 12-24 kVDistribution moyenne tension industriellePdC 25-40 kA, technologie écologique
Disjoncteur MT SF6 36 kVDistribution publique haute puissanceTrès compact, mais gaz à fort PRG

Options et accessoires

Normes et certifications

Les disjoncteurs sont régis par un cadre normatif CEI rigoureux qui garantit l'interopérabilité et la sécurité.

Fabrication française

La fabrication d'un disjoncteur industriel combine mécanique de précision, métallurgie spéciale et électronique embarquée.

1. Fabrication des contacts

Contacts à base d'argent (AgC, AgNi, AgSnO2) ou de tungstène pour la résistance à l'arc électrique. Brasage sur les portes-contacts en cuivre.

2. Mécanisme de coupure

Mécanisme à ressorts précomprimés permettant l'ouverture rapide (< 5 ms) en cas de court-circuit. Boîtier en thermodurcissable haute résistance mécanique et thermique.

3. Chambre d'extinction d'arc

Chambre avec plaques de désionisation en acier traité pour fractionner et refroidir l'arc électrique. Le pouvoir de coupure dépend essentiellement de cette chambre.

4. Déclencheur électronique

Carte électronique intégrant la mesure de courant (transformateurs ou capteurs Rogowski), le calcul des seuils, et la commande de la bobine de déclenchement.

5. Tests d'endurance et de coupure

Tests d'endurance mécanique (10 000 manœuvres minimum), tests de coupure réelle au laboratoire (PEHLA ou KEMA pour MT) à plein pouvoir de coupure.

6. Marquage CE et documentation

Marquage CE avec calibres, pouvoir de coupure, normes appliquées. Documentation technique complète, courbes de déclenchement, schémas de branchement.

Marché français

Le marché français des disjoncteurs représente environ 1,1 milliard d'euros par an. Schneider Electric domine très largement (près de 50 % de part de marché) avec ses gammes Acti9 modulaire, Compact NSX, Masterpact MTZ et MTSE moyenne tension. Les autres acteurs sont Hager (allemand), Legrand (français), ABB (suisse), Siemens (allemand) et Eaton (américain).

Les tendances structurantes sont l'intelligence intégrée (mesure énergétique, communication, diagnostic préventif), le remplacement progressif des disjoncteurs MT au SF6 (gaz à très fort PRG) par des technologies à vide ou à air pur (norme F-Gas et plans de décarbonation), et la cybersécurisation des disjoncteurs connectés.

Applications industrielles

Les disjoncteurs équipent toutes les installations électriques, du tableau divisionnaire au poste de livraison MT.

Questions fréquentes

Quel pouvoir de coupure choisir ?

Le PdC doit être supérieur au courant de court-circuit présumé au point d'installation. À calculer selon NF C 15-100 ou logiciel Schneider Ecodial. En sortie de transformateur, comptez 25 à 100 kA selon puissance. En distribution terminale, 6 à 10 kA suffisent typiquement.

Différentiel 30 mA obligatoire ?

Oui obligatoire pour les circuits prises domestiques (NF C 15-100), recommandé en industrie pour la protection des personnes au-delà des bornes terminales. Pour la protection feu (sous-tableaux), différentiel 300 mA suffit. La sélectivité différentielle entre niveaux est cruciale.

Combien coûte un disjoncteur ?

Modulaire 32 A : 50 à 150 €. Boîtier moulé 250 A : 800 à 2 500 €. Masterpact 1 600 A débrochable avec déclencheur intelligent : 6 à 15 K€. Disjoncteur MT vide 24 kV : 8 à 25 K€. Le coût représente typiquement 10 à 20 % du coût total de l'armoire électrique.

SF6 ou vide pour la moyenne tension ?

SF6 historiquement dominant pour sa compacité (gaz très isolant). Mais SF6 a un PRG de 23 500 (le plus élevé connu) et fait l'objet d'une phase down progressive. Le vide est l'alternative privilégiée pour le neuf jusqu'à 36 kV (au-delà, technologies à air pur ou ester biodégradable se développent).

Comment intégrer un disjoncteur intelligent au SCADA ?

Via la communication intégrée : Modbus RTU/TCP pour la majorité, IEC 61850 GOOSE pour la moyenne tension critique. Le disjoncteur remonte courants par phase, tension, puissance, énergie active/réactive, état (ouvert/fermé/déclenché), historique des défauts. Intégration directe dans la couche SCADA.

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