Codeurs rotatifs incrémentaux et absolus - Fabricants français

Le codeur rotatif est le capteur indispensable pour mesurer la position et la vitesse d'un arbre tournant en automatisme. Il existe plusieurs variantes (incrémental, absolu) avec différentes interfaces de communication adaptées à chaque type d'application industrielle.

Jusqu'à 31 bitsRésolution monotour absolue
> 12 000 imp/trCodeur incrémental haute résolution
± 1 arc-secPrécision codeur métrologique

Familles principales

Un codeur rotatif convertit la position angulaire d'un arbre en signal numérique exploitable. On distingue deux familles majeures : le codeur incrémental qui fournit des impulsions à chaque incrément angulaire (par exemple 1 024 imp/tour), et le codeur absolu qui fournit en permanence une position unique sur 360° (monotour) ou sur plusieurs tours (multitour).

Les fabricants français produisent des gammes complètes pour les applications industrielles courantes (machine-outil, manutention, ascenseurs) ainsi que des codeurs très haute résolution pour la robotique de précision et la métrologie. Les interfaces vont du classique TTL/HTL à RS-422 aux interfaces numériques modernes SSI, BiSS-C, EnDat, EtherCAT et PROFINET IRT.

Catégories techniques

Le choix d'un codeur dépend de la précision exigée, de l'environnement, et des fonctions de sécurité éventuelles.

Matériaux principaux

Type / VarianteApplication typiqueCaracteristique cle
Codeur incrémental ABZVitesse moteur, comptage simple100 à 12 000 imp/tour, signal TTL/HTL
Codeur absolu monotourPosition unique sur 360°13 à 17 bits, interface SSI ou BiSS-C
Codeur absolu multitourPosition sur 4 096 toursTotal 25 à 31 bits, interface industrielle
Codeur magnétique IP69KEnvironnements sévères, lavage haute pressionRobuste aux poussières et humidité
Codeur optique métrologiqueMachine-outil précision, métrologieRésolution sub-micrométrique

Interfaces de communication

Normes et certifications

Les codeurs industriels suivent un cadre normatif principalement CEI pour la communication et CEI 61508 pour les versions sécurité.

Conception et fabrication

La fabrication d'un codeur précision combine micromécanique optique et électronique embarquée temps réel.

1. Fabrication du disque codeur

Disque optique en verre photogravé pour la haute précision, ou tambour magnétique pour les codeurs IP69K. Précision de gravure sub-micrométrique exigée.

2. Assemblage capteur de lecture

Tête de lecture optique LED + photodiode ou capteur magnétique Hall, alignée précisément sur le disque pour minimiser les erreurs de comptage.

3. Électronique de traitement

Carte électronique embarquée pour le comptage, la conversion en interface série, le diagnostic d'usure de la tête de lecture, la protection ESD.

4. Montage en boîtier

Boîtier aluminium ou inox selon environnement, étanchéité IP54 à IP69K. Roulements précision pour limiter le voilage du disque.

5. Étalonnage individuel

Étalonnage sur banc rotatif de référence avec correction logicielle des erreurs cumulatives. Pour les codeurs métrologiques, certificat COFRAC fourni.

6. Test fonctionnel et marquage

Test de comptage à pleine vitesse (jusqu'à 12 000 tr/min), vérification de l'absence de glitches, archivage du PV individuel et marquage CE.

Marché et positionnement

Le marché français des codeurs industriels représente environ 110 millions d'euros, dominé par les fabricants allemands (HEIDENHAIN, Sick, Hengstler, Pepperl+Fuchs, Baumer) et japonais (Tamagawa, Nikon). Quelques PME françaises se positionnent sur les codeurs spéciaux (ferroviaire, défense, nucléaire) ainsi que sur les codeurs sécurité SIL 3 pour applications critiques.

Les tendances structurantes sont l'émergence des interfaces ouvertes BiSS-C qui défient le propriétaire EnDat, l'intégration des codeurs sécurité directement dans les servomoteurs (encoder safe), et l'apparition des codeurs IO-Link qui simplifient le câblage et la maintenance prévisionnelle.

Applications types

Les codeurs équipent toutes les applications où la position ou la vitesse d'un arbre doit être mesurée précisément.

Questions fréquentes

Incrémental ou absolu : quel choix ?

Incrémental pour la simplicité et le coût (mesure de vitesse moteur, comptage). Absolu pour la position unique sans risque de perte au reset (axes CN, robots, ascenseurs). L'absolu multitour évite l'opération de référencement (homing) à chaque mise sous tension.

BiSS-C ou EnDat : différence ?

BiSS-C est un standard ouvert sans royalties, supporté par de nombreux fabricants. EnDat est propriétaire HEIDENHAIN, optimisé pour les servomoteurs Siemens et Bosch Rexroth. Performances comparables, choix dépend de l'écosystème variateur déjà en place sur le site.

Quelle est la durée de vie d'un codeur ?

Codeur optique : 10 ans typiques en service nominal, limité par les roulements et la dégradation LED. Codeur magnétique : 15 à 25 ans, beaucoup plus robuste, sensible toutefois aux champs magnétiques externes. Vérifier la classe IP en environnement sévère.

Quelle précision attendre d'un codeur 13 bits ?

13 bits = 8 192 positions par tour = précision théorique de 0,044°. La précision réelle inclut l'erreur de gravure (typiquement ±0,05° à ±0,2°), l'erreur de montage (±0,1° si pas de bague de centrage) et la dérive thermique. Compter 0,1° à 0,3° en pratique sur tour.

Faut-il un codeur sécurité SIL 3 ?

Oui pour les fonctions de sécurité Stop-Cat 1, Safe Limited Speed (SLS), Safe Direction (SDI). Le codeur sécurité dispose d'une architecture interne redondante (deux capteurs comparés) et atteint SIL 2 ou SIL 3 selon CEI 61508. Sans codeur sécurité, la fonction se dégrade à SIL 1 ou un STO seul.

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